Dimanche 2 mars 2008 7 02 /03 /Mars /2008 10:33

' Hollandis! Hollandis!!!'' hurlent les jeunes enfants qui pensent en nous voyant trouver des revenants.

 Pendant deux jours entiers, nous gravissons les monts , traversons les rizieres, les forets d'altitudes et jettons des Da Da (bonjour) a la face des montagnes qu'elles nous renvoient souvent, ils travaillent dans les champs.Les pins et les rizieres font un tres beau melange et l'odeur des premiers transporte tous nos sens. 















Accroupis ou courbes, ils cultivent leurs jardins ils repiquent le riz, elevent des cochons, en nous saluent gaiement quand nous les approchons.
Les enfants eux ont peur, tout comme les chiens d'ailleurs, et les coqs les cochons, chacun a leurs facons. Les enfants cependant refoulent vite tout ca pour finir par lacher un ptit " Gula Gula" qu'il faut traduire par Bonbon certainement...
Meme dans les montagnes Toraja on ne perd pas le nord!

Et pour les epater, comme on ne parle pas leur langue, on jongle avec des pierres et des pommes de pins, enfin on fait ce qu'on peut, on n'est pas magiciens...Cela suffit a leur laisser enfin echapper leur sourire qu'ils cachaient si durement, car comme partout ici les enfants sont souriants...










Par Xavier Galezowski - Publié dans : voyage
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Dimanche 2 mars 2008 7 02 /03 /Mars /2008 10:20

  Bien entendu, cette pratique est reservee aux riches, il faut pouvoir payer deux a trois cents coquins pour qu'ils convoient votre Menhir toute une annee durant...C'est serieux donc!



Les edificateurs de megalithes sont donc encore vivants et ils livrent par la route, parait il en un rien de temps. La bonne nouvelle!
User d'une voiture, d'un camion peut-etre...Surement pas! la tradition est claire, seulement a bout de bras.
Tout comme les egyptiens,on use de rondins qu'on translate sur la route pour mouvoir l'engin qui finit dans un champs a cote d'autres pierres de taille differentes, d'importances similaires.

Bien sur la taille importe, ne dites pas que c'est faux, ca indique la richesse et les statuts sociaux.

D'autres preferent encore se rejoindre ici-bas, on leur creuse des caveaux dans les pierres geantes dont on obstrue l'entree avec des boucliers ou des portes sculptees bien trop vite derobees. 


On trouve dans la foret, des balafres similaires dans les troncs imposants des arbres encore vivants. C'est la maniere Toraja d'enterrer les enfants qui grandissent avec l'arbre, esperent leurs parents.

Si l'on descend un peu encore l'echelle sociale, on descend dans les grottes enterrer les cadavres qu'on depose partout dans les cercueils de bois erodes par le temps et bouffes par les mousses qui laissent entrevoir les squelettes gisants.

Des cranes nous observent de toutes les parois ou nos ombres se promenent, se deforment parfois, nos lampes a petrole creent une ambiance pesante, semi obscurite que l'on trouve oppressante.

Le crane et puis la pierre, devant l'eternite, on se sait ephemere.





Culture de la mort, culture du transcendant, les champs-elyseens dont revaient nos ailleux se dessinent en couleurs juste devant nos yeux, Comme un livre d'histoire qu'on aurait reouvert et qui aurait pris vie en melant les croyances, en melant les histoires et puis les theories.

Les Menhirs des gaulois, le cerbere des Anciens, les croyances animistes similaires au Benin s'unissent au Toraja, fusionnent pour ne faire qu'un...

Par Xavier Galezowski - Publié dans : voyage
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Dimanche 2 mars 2008 7 02 /03 /Mars /2008 10:08
Perche comme au balcon, avec ses semblables, il contemple les vivants du hatu de la falaise.
Vetu de ses habits, avec ses artefacts, il incarne le mortel enferme dans la roche.

 
Efigie du charnel sculptee dans le Jacquier, gardien des scepultures par l'esprti protege, le TaoTao veille et punit l'inconscient qui ose s'en emparer ou profaner l'endroit par un sort cruel qui reste de son choix.


Il va hanter les reves de ses vains ravisseurs, rendre leurs corps debiles et leurs tetes febriles jusqu'a ce qu'il ai raison de leurs esprits mauvais et qu'ils remettent en place les fruits de leurs forfaits.
Le TaoTao veille, ne vous meprenez pas, achetez des copies ou risquez le trepas...
Par Xavier Galezowski - Publié dans : voyage
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Vendredi 29 février 2008 5 29 /02 /Fév /2008 14:13

Dix heures de route, simple tribu, pour arpenter enfin ce paradis perdu.
Les couleurs sont si denses qu'elles brulent nos retines meme a travers les vitres du bus qui avance.
Le vert des rizieres toutes fraichement repiquees, le rose des maisons, au jaune, au bleu melee.

Les montagnes se dessinnent dans la brume eloignee, paysages fantastiques mieux qu'dans un film prime.

Le Pays Toraja est le plus bel endroit qu'il m'est ete donne a la contemplation: plus qu'un saut dans le temps, une autre dimension.

L'architecture d'abord, a nulle autre pareille chuchotte a notre oreille: " Vous etes bien arrives"

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Des cornes de buffles se dressent a travers les rizieres, derriere les palmiers, et a flanc de collines. Ces geants de bambous aux cornes parfois d'acier portent sur leurs frontons des scarifications, peintures ancestrales imprimees dans le bois, aux motifs repetes, rouge et jaunes pigmentes.
Le soleil et le coq, le buffle et le betel, sont autant de symboles de ce monde parallele.
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Greniers a  riz, parfois maisons, meme les modernes conservent la tradition. Sur les toits en Bambous pousse de l'herbe folle, vivre avec la nature n'est pas la qu'un symbole.

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Greniers a Riz, parfois maisons, meme les modernes gardent la tradition. Sur les toits en Bambous poussent de l'herbe folle, vivre avec la nature n'est pas la qu'un symbole.
Animistes-chretiens et chretiens-animistes, on y croise des baptistes et quelques musulmans.

Chacun cherche son Dieu, Chacun sa protection, ils ont peur des esprits qui  viennent en leurs maisons.Et la comme au Benin, de grandes similitudes emportent mon esprit au dela de la raison.

O pays ou les buffles valent plus que des voitures, guide bien mon esprit avec tes montures. Blanc et noirs tachetes, ils menent au Paradis,buffles noirs sacrifies lors des ceremonies.
Par centaines des cochons partagent le meme sort, ils seront egorges pour apaiser les morts. 

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Des vivants qui arpentent la surface de la terre marchent des heures durant apportant leurs offrandes, ils affluent par centaines, de noir, de rouge vetus et viennent se detendre, prendre un repas charnu.

Ces coquins de cochons a qui l'on ote la vie sont cuits dans le bambous des cuisines ephemeres car comme pour marquer notre nature fragile, les maison temporaires sont desossees, brulees, renvoyees au divin a l'etat volatile quand la ceremonie prend fin, qu'on quitte les parures, qu'on repose les kriss, qu'on retrourne chez soi allege d'un ami, d'un parent ou d'un proche, et puis de son offrande qu'on voit cuire sur la broche.

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Considerez bien sur que c'est histoire de caste, tout un chacun c'est sur ne s'en va pas dans de tels fastes. Ceremonie royale, d'or voir de metal sont l'apanage des castes superieures. Quand on nait en desous, en dessous ou esclave, on part plus sobrement et ca prend plus longtemps pour atteindre l'paradis car on y va a pieds, qu'il fait sombre la dedans, qu'il faut tromper cerbere.

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Les riches connaissent la ruse, il faut un buffalo qu'on decoupe en morceaux dont on donne les cuisseaux. Une jambe par tete, la quatrieme au loin pour un instant distraire l'attention du grand chien. L'ame se faufile alors...

Simple coincidence,existe-t-il vraiment ce fabuleux gardien, ce personnage mythique du Tana Toraja et de la Grece antique?

Par Xavier Galezowski - Publié dans : voyage
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Mardi 19 février 2008 2 19 /02 /Fév /2008 07:06
 Pavillons de banlieue, capitale du Sud.
Contraste de l'Asie, bidonvilles fannes.
Les bicoques s'ecroulent le long de la jettee quand les grands malls se dressent dans toutes les contre-allees. Le Bugiman sourit, mais il ne me mange pas, ma mere m'aurait menti?voila qui ne se fait pas!
On est devisages, rencontre du troisieme type, il faut dire qu'on est blanc et qu'ce n'est pas typique.
Dans les cyber-cafes, les jeunes font danser leurs cybers-avatars avec leurs doigts agiles quand d'autres europeens s'eveillent en pleine nuit pour que leurs clones aussi soient bien de la partie.
Des hollandais surement furieux d'avoir rendu le Fort Rotterdam aux indonesiens. C'est un havre de paix un hameau de bretagne perdu loin de chez lui dans un monde different, il s'est fige ici, on voyage un instant.
 
Par Xavier Galezowski - Publié dans : voyage
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Mardi 19 février 2008 2 19 /02 /Fév /2008 07:06
 
Ce n'est pas des transports de l'esprit et des sens, des ames etherees qui forment ce sujet, mais plutot des caleches, des motos et des bus, des bateaux et avions qui permettent les sauts de puces.
Asymetrie d'imformation. Impossible de savoir l'horaire d'arrivee a notre destination.
Samedi tres tot, on est parti pour Komodo. De Gili Trawagan on a pris un bateau, nos pieds, un bus, un autre bus encore, un bateau et un bus. On a bien sur creve, s'est arrete quand devant nous sur la route un arbre a eu la presence d'esprit de tomber, et juste pour couronner le tout, on nous a vole nos billets sur Sumbawa.Flores adieu donc, Komodo et Rinca ce sera pour la prochaine fois, et nous voila donc parti pour le Sulawesi.
On a pris un PELNI, le bateau des locaux, qui brave les oceans et nous transporte lentement. Les gens dorment partout sur le pont et ailleurs, devant les portes et dans les escaliers, les enfants hurlent quand la mer les bercent et rend les autres malades a force d'insister.
Ca fait deux jours et demi qu'on a quitte Gili, on arrive ce soir j'espere avant la nuit.
Soixante heures de transports non-stop ou quasiment, explique notre choix de prendre une cabine. ON echappe par la meme a l'odeur de poisson et aux dechets eparpilles a l'interieur  et partout sur le pont. C'est une constante dans ce pays, les gens jettent leurs detritus partout et transforment instantannement bus et bateaux, qui en camion poubelle, et qui en un radeau.
Par Xavier Galezowski - Publié dans : voyage
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Lundi 18 février 2008 1 18 /02 /Fév /2008 04:56

Une carte d'indonesie, et une fonction facile. F(x)=-1, on superpose les deux, et l'on va d'ouest en est. On trace dans l'espace les points d'intersection Bali, Gili, Lombok, Komodo et Flores, voila donc le chemin qu'on suivra a grands pas.
Considerons le frotement applique par les vagues, ces courbes de niveau qui frappent le bateau. Notre mobile auto-porteur derive, il faut une correction, me voila donc plonge en pleine estimation, reaction primitive pour projeter en nous l'image du futur, fonction aleatoire.

Parallelement a ca, si l'on atteint Flores, la prependiculaire nous mene en plein Sulawesi que je voudrai atteindre, enfin si cesse la pluie.
Les innondations ont rendu les routes aleatoires alors je m'inquiete que le ciel reste noir.

Deux nuits a Sengiggi et trois nuits aux Gilis, un cylindre sur le dos, je m'enfonce dans l'eau.
Par 20 metres de fond quatre requins nous observent et decrivent des cercles lentement autour de nous. Des triangles blanchis sur leurs ailerons trahissent leur nature veritable, ce sont des pointes blanches, ils sont innofensifs.
Oh, on essaie bien de les prendre dans nos bras mais ils sont trop timides et refusent le contact, pas comme ces grandes tortues qui se laissent approcher pendant leur dejeuner.
Des cylindres de nitro, et juste une etincelle, la glycerine explose et le corail se meurt.
Tempetes et TNT ont brise les recifs. Paysages lunaires. On a mis nos scaphandres.

Aux Gilis on replante le corail chaque annee, et on mange des mushrooms devant des DVDs. La police n'est pas la sur ces iles-paradis mais la Marijuana circule et les champis aussi.

Quittez quelques instants l'enclave des touristes, et marchez 500 metres vers le centre de l'ile. Des buffles et puis des singes aux pieds des grands palmiers fichus la dans les champs d'une eclatante beaute, nous observent tranquilement alors que nous passons et que les locaux brisent des cocos a foison.
POur quoi faire? Bonne question.
Le Bahasa nous manque pour l'explication, alors on conjecture, c'est pour faire des sculptures.
Par Xavier Galezowski - Publié dans : voyage
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Lundi 18 février 2008 1 18 /02 /Fév /2008 04:12
Trois fois trois qui font neuf, le calcul est petit. Trois fois trois Millimetres et l'addition est grande.
L'operation est simple et je ressort tout neuf allege de calculs et de neuf mille dollars.

J'aurais pu diviser trois par trois pour etre un, l'assurance refusait alors on etait deux. Dans la meme chambre avec deux teles et puis deux infirmieres qui toutes les trente minutes venaient prendre ma tension.
Attention le voila, le calcul insense:

2 teles fois 2 personnes fois 2 infirmieres fois 30 minutes entre chaque visites soit un total de 240 dollars pour une nuitee ici, a compter les etoiles, ou plutot les moutons.

Je reste quelques temps, deux nuits au moins, c'est sur, le service est trop bon et les mets raffines, mais qualite s'oppose ici a quantite, alors je pars chasser au Mc Do d'a cote, un truc plus consistant, un burger allechant.
Sept dollars le menu, sept jours a Singapour. Sept fois sept quarante neuf, au moins autant de litres que j'ai ingurgite depuis cet episode.

Un chameau a deux bosses voila ce que je suis devenu, depuis les deux fois un, deux jours que je suis parti.
Un taxi, un bateau,un taxi, un avion,un taxi en somme qui font cinq soit le retard reel avant qu'on ne decolle.
A croire qu'ici aussi, on adore les calculs: A Batam, a Bali, on voit le temps qui fuit.
Le temps etant de l'argent, on peut egaliser et dire qu'en somme mathematiques singapouriennes et indonesiennes ne font qu'un.

On s'en fout on est deux, j'voyage avec Feeriel alors on a le temps d'attendre le bateau qui part pour Lombok, on discute sur le port et s'enerver est veint.
Juste pour s'amuser, multiplions vingt par deux et l'on obtient quarante, le retard du bateau annonce en minutes, on s'en fout on est deux alors on dicute.

J'ai eu tort sur le port, une fois elle m'a dit deux, et jamais deux sans trois, ce sera pas pour cette fois, j'aime trop avoir raison, je lui dit qu'elle a tort, elle sait qu'elle a raison mais elle me fait du tort a dire que j'ai tort alors on monte a bord et l'on va sur le pont.
Le voyage est bien long, j'ecris et puis elle dort quand elle dort je l'admet, elle avait bien raison.

Sur nos doigts on calcule qui a raison qui a tort. ON soustrait et l'on somme bien plus que de raison. Un jeu qui nous occupe pendant que l'on derive et qu'on converge lentement jusque sur l'autre rive.
Par Xavier Galezowski - Publié dans : voyage
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Mercredi 30 janvier 2008 3 30 /01 /Jan /2008 02:47

Mettons les choses au clair, je n'en ai vu aucun, mais il me faut quand même conter les splendeurs du Laos

 

Le grand défi pouvait enfin commencer. J'allais j'en était assuré affronter ce   personnage avec qui je n'aime pas trop m'attarder et qu'on appelle solitude. Elle n'a pas beaucoup de conversation alors franchement avec elle je m'ennuie. Dans mon grand sac à dos, j'avais pourtant pris ce que je préjugeais être des remèdes à cette maladie prétendue : Un I-pod , un grimoire et d'autres artefacts. Fort heureusement pour moi, j'ai vite découvert la sombre vérité : De remède à poison il n'y avait qu'un pas que je devais m'empresser de ne surtout pas franchir.

Le refuge que l'on se crée en s'enfermant dans cette bulle de son qu'on emporte avec soi est justement cela une sécurité et donc une barrière, obstruction d'avec la rencontre qu'on évite sans le vouloir. Voilà donc la première leçon que m'apprend mon voyage supposé solitaire/.Pour oser rencontrer, il faut oser la solitude . 

Il faut et c’est encore plus dur oser le rejet, le provoquer. Aller vers l’inconnu et lui proposer de prendre un verre. La démarche est quitte ou double, ca passe ou ca casse, mais le double de zéro étant toujours zéro, les mathématiques nous apprennent qu’on a donc a gagner que l’infini en somme.

Quand je prends cette plume, plus d’une semaine me sépare déjà de cette peur d’être seul. Etrangement d’ailleurs, il m’a rarement été donné de rencontrer tant de monde.

Quatre nouvelles personnes de Bolivie, du Nigeria et d’Inde s’immiscent dans ma vie dès la première journée que je passe à Kuala Lumpur. A peine quittées et tout juste dans l’avion pour Vientiane, j’ôte de mes oreilles le remède-poison et tente l’inconnu. Il est néerlandais et s’appelle Peet. Quitte ou double.

Double. Triple même, il voyage avec deux canadiens : Ken et Rob avec qui je partagerai la route une semaine durant et ce n’est que le début. Australiens, Anglais Finlandais, Français même viendront à l’occasion inscrire leurs noms dans la case préalablement occulte. Autant de personnes que j’aimerai revoir, autant de voyageurs aux histoires pittoresques.

 

 L’insolente solitude jetée à même le sol après moins d’un combat ! Le hasard vient même se battre à mes côtés en la figure de Laure que je croise au détour des rues de Luang Prabang. Je n’aurais pas gagé croiser dans mes pérégrinations une figure connue sans l’avoir provoqué. Provoquons le hasard et fixons rendez-vous mais en Thaïlande cette fois-ci pour varier les plaisirs.

 

Quand nous quittons Vientiane, où l’on ne traine guère on est donc déjà quatre à l’arrière d’un fourgon baptisé simplement « Farmer truck » par nos deux canadiens. Relevons ici même le côté « red-neck » de ces joyeux lurons qui ont qui un chapeau, et qui une guitare qu’ils grattent dans le camion pour faire de la musique mais sociale cette fois qu’on partage et qu’on chante conjointement, du moins quand il m’arrive de connaitre les paroles.

 


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On est beaucoup dedans et l’on s’arrête souvent au hasard des tournants pour que montent et descendent ces charmants laotiens qui nous prodiguent de merveilleux beignets de banane, alors que les cagots de pommes se déversent sur nous. Des poissons frétillants échappent à leur bocal pour finir au soleil à plat sur le bitume. Pourquoi un poisson n’aurait-il pas le choix de mourir au soleil plutôt que sous les coups répétés d’un hachoir furieux dans une cuisine de Vang Vien après tout ?

Par Xavier Galezowski - Publié dans : voyage
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Mardi 29 janvier 2008 2 29 /01 /Jan /2008 00:00

Un coucher de soleil salue notre arrivée. Quand le soleil s’incline à l’abri des montagnes, il fait rougir le ciel qui est alors témoins de nos premiers pas dans cette cité répondant au nom de Vang Vien.

 

 On est dabs un Western : une route assez  large où s’étalent les saloons que les gens appellent bars dans cette région du monde.

Un Western Spaghetti où l’on déguste des pizzas, un arrêt obligé pour tous les backpackers qui se reposent un instant qui devant les Simpsons, qui devant Friends, les deux uniques séries diffusées en boucle dans tous les bars. Certains semblent même s’être arrêtés trop longtemps. Oh, on les confond bien vite, ils sont tatoués partout, ne se sont pas rasés depuis 10 ans peut-être, ils ont les cheveux longs, ou alors sont rasés, ou encore pire tiens, ils ont une queue de cheval qui attache les quelques cheveux qui subsistent à l’arrière de leur crâne luisant. Et enfin, élément infaillible pour les distinguer, ils sirotent une bière dès 10h du matin le regard hagard, perdu.

 

On les retrouve le soir à fumer des pétards dans leur chambre, dans un bar, où à prendre de l’opium au bord de la rivière. Ils se sont arrêtés trop longtemps.

L’activité principale de ce petit village est un peu l’incarnation de la décadence de ces derniers en termes d’activités. Ca s’appelle le Tubing

Cette  décadence reposante consiste à s’installer confortablement dans une bouée et de descendre le fleuve qui nous charrie lentement, un mojito ou une bière à la main…

Et comme il fait vite nuit, on commence à 10h du matin, la première gorgée servant de petit déjeuner. Une tripotée d’escales ponctuent notre trajet dans un bar à chaque fois où l’on reprend une bière et discute avec la centaine d’autres jeunes et parfois moins jeunes qui se lénifient ici même. Comme ailleurs bien entendu le partage d’une bière est très socialisant, chacun discute avec tout le monde et vice-versa. Cette partie du Laos est très proche du fameux triangle d’or où l’opium à foison étend ses tentacules.

Bien entendu l’Etat fait des efforts pour éviter ca, reconvertit les champs pour y faire pousser des denrées dissemblables à forte valeur ajoutée tel des fraises qu’on revend aux touristes à prix européens.

On m’a plus souvent proposé des champignons que des fraises pour ma part.

 

L’autre curiosité du coin est un ensemble de grottes : me voilà donc spéléologue d’un temps. J’ai rivé sur ma tête une lampe frontale trop faible, reliée à une batterie que j’arbore sur le dos. C’est un outillage tout sorti des vieux documentaires d’Arun Tazieff qu’on aurait envoyé ay centre de la terre. Derrière une petite ouverture, un trou béant rempli de stalagmites. On est dans une cathédrale naturelle où les rayons du soleil qui transpercent la roche par endroits viennent éclairer les diamants des parois et les calices de pierres. La lumière de nos lampes sur les cristaux de sels laisse toujours apparaitre ce qu’on croit un trésor. De la nef principale on escalade un peu pour découvrir encore de nombreuses absidioles.  Quand on abandonne somme toute ce bâtiment sacré, c’est pour baptiser un lagon bleu et vert juste en bas qui s’offre à nous, nous tend les bras avant que de reprendre les motos et la route.

 

Par Xavier Galezowski - Publié dans : voyage
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