Mathematiques Singapouriennes.

Publié le par Xavier Galezowski

Trois fois trois qui font neuf, le calcul est petit. Trois fois trois Millimetres et l'addition est grande.
L'operation est simple et je ressort tout neuf allege de calculs et de neuf mille dollars.

J'aurais pu diviser trois par trois pour etre un, l'assurance refusait alors on etait deux. Dans la meme chambre avec deux teles et puis deux infirmieres qui toutes les trente minutes venaient prendre ma tension.
Attention le voila, le calcul insense:

2 teles fois 2 personnes fois 2 infirmieres fois 30 minutes entre chaque visites soit un total de 240 dollars pour une nuitee ici, a compter les etoiles, ou plutot les moutons.

Je reste quelques temps, deux nuits au moins, c'est sur, le service est trop bon et les mets raffines, mais qualite s'oppose ici a quantite, alors je pars chasser au Mc Do d'a cote, un truc plus consistant, un burger allechant.
Sept dollars le menu, sept jours a Singapour. Sept fois sept quarante neuf, au moins autant de litres que j'ai ingurgite depuis cet episode.

Un chameau a deux bosses voila ce que je suis devenu, depuis les deux fois un, deux jours que je suis parti.
Un taxi, un bateau,un taxi, un avion,un taxi en somme qui font cinq soit le retard reel avant qu'on ne decolle.
A croire qu'ici aussi, on adore les calculs: A Batam, a Bali, on voit le temps qui fuit.
Le temps etant de l'argent, on peut egaliser et dire qu'en somme mathematiques singapouriennes et indonesiennes ne font qu'un.

On s'en fout on est deux, j'voyage avec Feeriel alors on a le temps d'attendre le bateau qui part pour Lombok, on discute sur le port et s'enerver est veint.
Juste pour s'amuser, multiplions vingt par deux et l'on obtient quarante, le retard du bateau annonce en minutes, on s'en fout on est deux alors on dicute.

J'ai eu tort sur le port, une fois elle m'a dit deux, et jamais deux sans trois, ce sera pas pour cette fois, j'aime trop avoir raison, je lui dit qu'elle a tort, elle sait qu'elle a raison mais elle me fait du tort a dire que j'ai tort alors on monte a bord et l'on va sur le pont.
Le voyage est bien long, j'ecris et puis elle dort quand elle dort je l'admet, elle avait bien raison.

Sur nos doigts on calcule qui a raison qui a tort. ON soustrait et l'on somme bien plus que de raison. Un jeu qui nous occupe pendant que l'on derive et qu'on converge lentement jusque sur l'autre rive.

Publié dans voyage

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